Les consultations citoyennes sur l’Europe se sont déroulées du 17 avril au 31 octobre 2018 en France. Organisées dans 97 départements, elles ont rassemblé 70 000 participants lors de 1 082 événements, dont 54% étaient des petites villes ou des villages. Cette initiative inédite, lancée par le Président de la République et organisée par la ministre Nathalie Loiseau, a permis aux citoyens français d’exprimer librement leurs opinions et leurs propositions concernant l’Europe. Chaque consultation a fait l’objet d’une restitution transparente et publique, analysée par la Commission nationale du débat public. Le rapport final détaille 14 grandes thématiques et sera comparé avec les travaux des 26 autres pays de l’UE ayant également participé à cette démarche.

Modalités

Tout au long du processus, les porteurs de projets ont bénéficié d’un accompagnement et d’un soutien de l’équipe du Secrétariat général des consultations citoyennes sur l’Europe (SGCCE)*, ainsi que d’outils pratiques tels qu’un site internet dédié où toutes les informations utiles étaient regroupées et les résultats des consultations citoyennes sur l’Europe étaient disponibles en temps réel. Une hotline était également à disposition pour répondre aux interrogations des organisateurs, tant sur la forme que sur le fond. Des kits méthodologiques ont également été fournis pour aider les acteurs des consultations à organiser des ateliers d’échange ou un forum citoyen interactif, sans imposer de format précis.

* « un Secrétariat général des consultations citoyennes sur l’Europe a été créé auprès de la Ministre chargée des Affaires européennes. Sur le plan de la gouvernance, deux entités ont également été mises en place : un Conseil d’orientation composé de personnalités qualifiées spécialistes des affaires européennes et un Comité de surveillance, auquel était invité à siéger un représentant par parti politique présent à l’Assemblée nationale. » (https://ue.delegfrance.org/consultations-citoyennes-remise)

Résultats

La synthèse des résultats.

Le dialogue franco-allemand sur le renforcement de la coopération transfrontalière dans le contexte du COVID-19 vise à rassembler lors de sessions de travail en ligne 40 citoyen.ne.s de chaque côté de la frontière franco-allemande, afin qu’ils.elles formulent des recommandations aux pouvoirs publics afin de renforcer la coopération franco-allemande sur le territoire transfrontalier, et rendre les modalités de coopération plus résiliente aux crises.

En 2019, le traité d’Aix-la-Chapelle a été signé pour renforcer les relations entre la France et l’Allemagne. Cependant, la pandémie de COVID-19 a eu un impact différent sur les habitants des régions transfrontalières de la France et de l’Allemagne, ce qui a entraîné des tensions et des problèmes de coopération. Pour mieux comprendre cette situation et proposer des recommandations aux pouvoirs publics, 40 citoyens ont été recrutés pour participer à des sessions de dialogue franco-allemand. Ils ont échangés sur leur vécu de la crise COVID-19, leur expérience de la coopération transfrontalière franco-allemande et leurs aspirations pour l’avenir de cette coopération. Les participants ont remis des recommandations pour améliorer la coopération franco-allemande dans la région transfrontalière et la rendre plus résiliente aux crises sanitaires.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus générale de renforcer les liens franco-allemands par la démocratie participative et l’engagement des citoyen.ne.s des deux pays, ponctuellement ou par des démarches à long terme. Il s’agit également d’une démarche bilingue franco-allemande, avec tous les défis et richesse que cela comporte en terme technique, de coordination de l’équipe, communication avec les participant.e.s, modération, etc. Chaque session comporte par exemple une équipe d’interprètes franco-allemands pour assurer la bonne compréhension de chacun.e.

Modalités

  1. Cadrage stratégique : Élaboration du mandat de la démarche et le contenu des sessions en coopération avec l’ensemble des partenaires, afin de s’assurer que la démarche réponde aux besoins spécifiques du territoire transfrontalier.
  2. Préparation et animation des sessions : Préparation des sessions en accord avec le mandat établi et avec les partenaires engagés. La préparation des sessions comprend la recherche d’intervenant.e.s, choisi.e.s pour leur expertise et sur la base des envies/besoins exprimées par les citoyen.ne.s à la session précédente. Avec Missions Publiques nous assurons également la modération de ces sessions (en ligne), et la facilitation dans les sous-groupes, avec le soutien de nos partenaires.
  3. Préparation des synthèses des sessions, en allemand et en français, résumant les échanges entre participant.e.s, avec les intervenant.e.s.
  4. Communication sur le processus : travail de communication, en coordination étroite avec Missions Publiques et avec le Fonds Citoyen Franco-Allemand (interviews de citoyen.ne.s et des partenaires, diffusion sur les réseaux sociaux, etc).

Résultats

Le projet de coopération transfrontalière impliquant les citoyens a permis de recueillir des recommandations, qui ont été présentées aux élus régionaux et nationaux. Les recommandations ont été intégrées dans les feuilles de route stratégiques des régions concernées et ont également été transmises aux ministères nationaux. Le projet a également été présenté lors du World Democracy Forum du Conseil de l’Europe, dans le but de renforcer la perception du bassin de vie transfrontalier comme laboratoire de l’intégration européenne. Le rapport complet contenant les recommandations citoyennes est disponible en ligne.

Informations complémentaires

De décembre 2020 à décembre 2021 avec nos partenaires : Missions Publiques, Fonds Citoyen Franco-Allemand, Région Grand-Est et Land Bade-Wurtemberg.

Le Dialogue franco-allemand est lauréat français du European Citizen Prize 2021 décerné par le Parlement européen France.

En savoir plus Télécharger le rapport

La mobilité sans conducteur est considérée comme une révolution technologique, économique et sociale majeure pour les années à venir. Cependant, la voix des citoyens reste largement ignorée alors qu’elle est de plus en plus essentielle pour instaurer la confiance dans nos pays. Pour remédier à cela, avec de nombreux partenaires, nous avons lancé un dialogue citoyen international sur les véhicules sans conducteur, permettant ainsi aux citoyens non-experts de s’exprimer et de contribuer à la discussion sur ce sujet complexe. Cette initiative a été un succès en France et a depuis été étendue à l’échelle mondiale grâce à une coalition de partenaires internationaux.

Modalités

La phase exploratoire a eu lieu en 2018 dans cinq villes françaises et deux villes américaines. En 2019, dix-sept territoires dans neuf pays ont organisé une deuxième série de délibérations axées sur l’élaboration de scénarios, la confiance et les politiques. La troisième phase des dialogues a été lancée en 2020 et 2021, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Océanie, en Asie et en Afrique. Le protocole de dialogue a été conçu par des experts et des partenaires privés et publics, testé et éprouvé dans divers contextes, et largement diffusé dans le monde grâce à des partenaires formés et accompagnés.
Pour assurer la qualité des dialogues, Missions Publiques a formé plus de 20 partenaires nationaux aux méthodes du dialogue citoyen dans le monde entier, créant ainsi une communauté d’acteurs. Cette démarche inédite est un point de départ puissant pour enrichir la discussion sur les véhicules sans conducteur pour les entreprises de mobilité privées et les pouvoirs publics.

Résultats

Les résultats de la consultation montrent que les citoyens ont une attitude mitigée envers la mobilité autonome, avec une certaine méfiance vis-à-vis de cette technologie, mais aussi une certaine curiosité et un intérêt pour ses avantages potentiels. Les participants ont mis en avant plusieurs points de préoccupation, tels que la sécurité, la réglementation, l’impact environnemental et social, ainsi que la question de la responsabilité en cas d’accident impliquant un véhicule autonome.

Informations complémentaires

De janvier 2018 à décembre 2021 avec de nombreux partenaires (Les communautés d’agglomération de Sophia Antipolis et de La Rochelle, la communauté urbaine Grand  Paris  Seine  &  Oise  ainsi  que  Rennes  Métropole  et  Toulouse Métropole. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire et des sociétés comme Autonomy, Airbus, Allianz, Kéolis et Vinci via son institut Léonard).

En savoir plus

Le débat planétaire a été initié pour encourager la participation citoyenne à l’échelle mondiale sur des sujets cruciaux tels que le changement climatique, convaincus que cela peut apporter une valeur ajoutée aux négociations internationales. Le projet avait un double objectif : prouver la faisabilité d’une délibération de cette ampleur et contribuer à la mise en place d’un processus participatif à l’accord de Paris pour inclure les citoyens. Ce débat s’inscrit également dans la logique de l’article 6 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui encourage les gouvernements à favoriser « la participation du public à l’examen des changements climatiques et de leurs effets, ainsi qu’à la mise en place de mesures appropriées pour y faire face ». Le Débat Citoyen Planétaire sur le climat et l’énergie (WWViews on Climate and Energy) a été la plus grande délibération citoyenne mondiale de l’histoire et a prouvé que ce processus est non seulement possible, mais aussi pertinent. L’objectif était de donner la parole aux citoyennes et citoyens du monde lors des négociations de Paris.

Modalités

Le Débat citoyen planétaire a reposé sur 4 piliers fondamentaux :

  1. Le lancement d’une coalition pour coordonner et financer le projet et assurer son inclusion dans le processus officiel de négociation.
  2. Le déploiement dans un maximum de pays participants d’une journée de délibération suivant partout dans le monde le même format.
  3. La mise en œuvre d’une stratégie d’impact visant à avoir une influence sur les négociations.
  4. Un programme de formation et suivi pour l’ensemble des partenaires nationaux en charge des dialogues dans les pays.

La journée de délibération elle-même a suivi le format suivant : la journée est divisée en 4 à 5 sessions thématiques. Une vidéo est présentée en introduction de chaque question thématique, puis chaque citoyen se voit présenté une série de questions sous forme de QCM (Question à Choix Multiples). Des groupes de 5 à 8 citoyens délibèrent avant de répondre en groupes de travail accompagnés par un animateur-trice à chaque table. A l’issue de chaque session, chaque citoyen vote individuellement.

Au fur et à mesure de l’avancée des réunions, les résultats sont encodés sur une plateforme sur internet et sont publiés immédiatement. Cette plateforme permet des comparaisons des résultats au sein d’un même pays mais également entre pays et groupes de pays.

Résultats

Le Débat Citoyen Planétaire permet de fournir aux négociations internationales l’opinion éclairée des citoyens du monde. Il permet une discussion entre les décideurs et les personnes sur qui les décisions s’appliquent, offrant une vision à long terme sans barrières nationales ou cycles politiques. Contrairement aux sondages d’opinion traditionnels, il produit des résultats qualitatifs qui identifient les problématiques clés et révèlent les attentes des citoyens. Les résultats crédibles offrent aux acteurs politiques une assise concrète pour aborder le dialogue avec leurs collègues nationaux ou internationaux, et augmentent la prise de conscience publique des enjeux et opportunités. Le débat offre également aux citoyens une occasion de participer activement aux processus décisionnels et contribue à augmenter la légitimité et la transparence de la gouvernance globale.

Synthèse des résultats.

Informations complémentaires

De janvier 2013 à décembre 2016. Le Débat a été lancé par Missions Publiques fin 2013 et co-coordonné par Missions Publiques, Particip-Action, le Danish Board of Technology Foundation, le secrétariat de la Convention Cadres des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC – UNFCCC) et la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Le projet a été soutenu par une coalition internationale d’acteurs de premier plan.

En savoir plus 

Rejoignez sans plus attendre un mouvement de délibération massive et décentralisée, destiné à mobiliser activement des citoyens et citoyennes dans la création d’une gouvernance océanique réellement participative. En partenariat avec Missions Publiques, CSPO et Make.org, nous sommes résolus à affronter les défis cruciaux auxquels notre océan est confronté en considérant avant tout la parole de citoyens et citoyennes.

Pourquoi maintenant ?

L’océan n’est pas juste un témoin silencieux ; il est un acteur essentiel de notre existence. Souvent qualifié de « poumon de l’humanité », il est indispensable à notre survie. Et pourtant il est en danger. Nous sommes à un moment décisif, alors que le traité BBNJ (Biodiversité au-delà des Juridictions Nationales) sonne le glas d’un changement radical dans la gouvernance – un jalon historique qui « aspire à une participation universelle ».

En réponse à cet appel, le Dialogue Mondial des Citoyens sur l’Océan permet aux citoyens du monde entier de participer activement à l’avenir de la gouvernance des océans, en favorisant l’inclusivité, la responsabilité et la préservation de l’océan de notre planète pour les générations à venir. Nos décisions aujourd’hui détermineront le sort de notre ressource la plus précieuse et l’avenir des générations à venir.

« Efforçons-nous de parvenir à un accord équitable, équilibré, applicable, et qui suscite une participation universelle. »

Rena Lee, Ambassadrice pour les Affaires Maritimes et la Loi de la Mer et Présidente de la Conférence Intergouvernementale de l’ONU
Arrivée des pêcheurs après une journée en mer sur les côtes kényanes – Antony Trivet

Notre mission

Participation universelle : Nous nous engageons à solliciter la participation de plus de 100 000 citoyens et citoyennes, offrant une diversité inégalée de perspectives provenant des cinq continents, de tous les horizons éducatifs, de tous les âges et de toutes les identités de genre. Nous sommes fermement convaincus que les décisions relatives à l’avenir de l’océan, à sa préservation, à sa protection, ainsi qu’à sa gestion équitable et éthique doivent impérativement intégrer les voix en provenance des quatre coins de la planète.

Plus de 50 recommandations concrètes sur des enjeux spécifiques : Le mandat des citoyens sera de proposer au minimum 50 recommandations concrètes pour relever les défis auxquels l’océan est confronté, en mettant l’accent sur la durabilité et la préservation. Les enjeux en question sont actuellement discutés par un groupe préfiguratif d’un Comité Scientifique.

Impact sur la gouvernance de l’océan à tous les niveaux : En engageant les citoyens de tous les milieux, de tous les continents, de manière informée et décentralisée, nous visons à ce que le rapport final du Dialogue soit présenté par les citoyens lors de l’UNOC 2025 à Nice et serve de référence pour les discussions et les prises de décisions lors de la conférence. Les principaux enjeux et controverses seront au cœur du processus.

Un processus décentralisé qui mobilise 5 continents

Une approche décentralisée pour une participation diversifiée

Notre approche est ancrée dans la décentralisation, rendue possible grâce à notre solide réseau de partenaires locaux répartis dans 100 pays. Ces partenaires sont prêts à organiser des dialogues en personne, adaptés à leurs régions respectives, à leurs langues et à leurs contextes culturels et politiques. Afin de garantir une représentation équilibrée de chaque continent, notre réseau s’engage à obtenir plus de 25% de contributions en provenance de pays africains, 20% de pays européens, 20% de pays asiatiques, 15% de pays américains (Nord et Sud), et 10% de pays océaniens.

Des recommandations concrètes

Notre objectif est de recueillir les recommandations concrètes de citoyens dans plus de 100 pays, grâce à des dialogues en présentiels combinés à une consultation en ligne multilingue massive. Cette double approche garantit la diversité et l’inclusion, car nous réunissons un éventail de participants qui n’ont pas accès à internet, y compris des communautés autochtones, des jeunes et des acteurs de la société civile.

Avec les contributions des peuples autochtones

La démarche permettra aux peuples autochtones qui entretiennent une relation profonde et séculaire avec l’océan, de participer. Leur savoir traditionnel, transmis de génération en génération, offre des perspectives uniques sur les écosystèmes marins et les pratiques durables. En incluant ces voix, nous contribuons à une approche plus complète de la gouvernance de l’océan.

Rejoignez le dialogue

Pour explorer les opportunités de sponsoring, pour devenir membre de notre Comité Scientifique, Comité de Gouvernance ou Comité d’Impact, ou pour devenir un ou une partenaire local, contactez-nous dès maintenant.

ParticipAction et le Consortium for Science, Policy and Outcomes à l’Université d’État de l’Arizona (CSPO) soutiennent cette initiative, initiée par Missions Publiques. Make.org est un collaborateur pour la phase de consultation massive.

En collaborant avec nous, vous rendez la gouvernance de l’océan plus participative, plus inclusive et plus juste, pour aujourd’hui et pour demain.